| Galerie |
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Claire Degans
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| Repères biographiques | ||||||||
| Des cabanes. Un pin solitaire. La crête d’une falaise qui se découpe au loin.
Le paysage est ici un prétexte ; ce que je cherche à représenter est un ailleurs, un songe que l’on entrevoit, un souvenir que l’on se remémore. Ce sont des sensations, des émotions éprouvées passées ou à venir, comme décantées pour ne garder que l’essentiel… Baignés par une sorte de brume, les paysages n’offrent pas de linéarité temporelle, ni de localisation précise malgré les clins d’œil que sont les titres. A travers l’épure des formes, le travail des strates de couleurs, de transparences et de superpositions, je cherche avant tout à rendre visible une image intérieure. Les effets diffus de vibrations lumineuses rassemblent l’essentiel des choses, créent l’harmonie du tableau et son unité, contribuant à travailler plutôt sur la vision que sur la représentation. Lumière du rêve et lumière du souvenir, qui déjà s’estompe et que je tente de saisir dans son épuisement, où les images se nourrissent de l’actuel et du lointain, et où je tente de faire coïncider le témoignage de ce que je vois avec l’image du souvenir de ce que je peins, comme une peinture de la mémoire à venir. Dans cet univers recomposé, l’homme ou l’animal apparaît toujours comme un élément à la fois dérisoire, familier et touchant. Posé ainsi dans la nature, il participe à son unité. Je suis très sensible à l’esprit qui anime la peinture chinoise taoïste : l’homme est impliqué dans un monde bien plus large que lui-même, vaste réseau d’engendrement et de circulation, animé et uni par un même courant vital. "La nature n'est pas un décor, un agrément, mais la part vitale de notre propre esprit. Elle nous initie à la loi de la vie et au mystère de la beauté, tout en incarnant ce que notre esprit porte en lui de secret et de nostalgique." François Cheng |
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